La dramaturgie des reliques dans les entrées royales au XVe siècle

Thierry Revol (Université de Strasbourg)

Corpus. Il devrait porter sur les textes d’entrées royales parisiennes (au XVe siècle, mais je vais sans doute encore resserrer sur les entrées d’Henri V et de Charles VII), où il est question de reliques, et où surtout les reliques participent (terme volontairement vague, mais à préciser, bien sûr) de la scénographie de l’entrée, et de spectacles offerts au nouveau roi.

Résumé (provisoire). Lors des entrées royales, les reliques sont mises en scène selon trois types de significations et d’appartenances principaux : royal (y compris familial et dynastique), urbain (Paris et les différents lieux symboliques de la ville) et religieux (le clergé, Notre Dame). Ces différentes reliques sont soit disséminées sur le parcours royal, soit sont le(s) but(s) explicite(s) de l’itinéraire (la Sainte Chapelle, la cathédrale). Elles donnent lieu à différentes pratiques de dévotion laïques, religieuses, individuelles (familiales) ou collectives, dont l’ambiguïté reflète celle de la personne du roi et du statut du souverain. Et surtout, elles n’apparaissent que dans le système complexe que constitue l’entrée, fête de reconnaissance politique, cérémonie religieuse, célébration urbaine… Elles sont incluses dans un événement à caractère spectaculaire et théâtral, dans une série de saynètes imagées qui concentrent l’attention et le(s) sens.

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